Un sacré coup de bambou fiscal

Publié le par Ensemble, assurons l'avenir de Joigny

On attendait la nouvelle municipalité sur le vote de son premier budget. Elle n’avait pas montré au cours de la campagne électorale grande conviction lorsqu’elle parlait de maîtrise de la fiscalité locale. Mais les faits ont dépassé tous les pronostics. Nos impôts locaux, taxe d’habitation et taxes foncières, vont augmenter cette année de 12,6 %. Cela représente une ponction globale supplémentaire de 430 000 €, soit près de 42 € par habitant, ou encore 168 € pour une famille avec 2 enfants.

Contrairement à ce que prétend la nouvelle municipalité, ce n’est  pas pour payer les dettes de la ville, mais pour financer des dépenses de fonctionnement supplémentaires. D’ailleurs, la ville de Joigny n’est pas surendettée, sa dette est inférieure, par habitant, à la moyenne des villes de taille comparable. Si cette dette a légèrement augmenté en 2005 et 2006, c’était pour financer le rachat des Etablissements Berner, y faire une extension de Sealed Air et y installer le siège d’Elite Restauration, ce qui a permis de sauver 90 emplois et d’y implanter 60 emplois supplémentaires. Qui peut s’en plaindre ?


Les dépenses de fonctionnement supplémentaires atteignent, dans le budget primitif de 2008 : 420 000 €, c’est-à-dire quasiment le même chiffre que l’augmentation de la pression fiscale. Cette augmentation ne sert qu’à financer de nouvelles dépenses (pass-loisirs pour les jeunes, conseils de quartier, tickets restaurant pour les employés communaux) et à saupoudrer sur à peu près tous les chapitres des augmentations (indemnités des élus !) au lieu d’avoir une gestion sérieuse, rigoureuse de notre argent.


Voilà, chers concitoyens, à quoi va servir votre argent, celui que vous avez eu autant de peine à gagner.


Quant une municipalité de gauche passe, c’est toujours le contribuable qui trinque ! Malheureusement, Joigny aussi en fait la triste expérience. Personne n’aurait pu imaginer qu’elle fasse cette expérience aussi vite et de façon aussi injuste.



Philippe Auberger, Pascale David-Sauzea, Emile Chriqui, 
Isabelle Bourassin-Lange,
Joëlle Haybrard

 

 

 

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